Les joueurs pathologiques en traitement sont-ils un groupe homogène? Différences selon la concomitance d’un trouble d’utilisation d’une substance

Authors

  • Francine Ferland Service de recherche en dépendance CIUSSS-CN/CISS-CA, Québec, Québec, Canada
  • Nadine Blanchette-Martin Service de recherche en dépendance CIUSSS-CN/CISS-CA, Québec, Québec, Canada
  • Annie-Claude Savard Travail social et Criminologie, Université Laval, Québec, Québec, Canada
  • Émilie Vézina Centre de réadaptation dépendance du CIUSSS de la Capitale-Nationale, Québec, Québec, Canada
  • Andrée-Anne Légaré Service de toxicomanie, Faculté de médecine et des sciences de la santé, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec, Canada
  • Alexandra Champagne École de psychologie, Université Laval, Québec, Québec, Canada
  • Haniel Baillargeon-Lemieux École de psychologie, Université Laval, Québec, Québec, Canada
  • Isabelle Giroux École de psychologie, Université Laval, Québec, Québec, Canada
  • Pascal Garceau Service de recherche en dépendance CIUSSS-CN/CISS-CA, Québec, Québec, Canada

DOI:

https://doi.org/10.4309/jgi.2018.39.11

Abstract

Cette étude compare les profils sociodémographiques et cliniques de joueurs pathologiques en traitement dans un centre public de réadaptation en dépendance selon qu’ils présentent ou non un trouble lié à l’utilisation d’une substance (TUS) au moment de leur entrée en traitement. Les évaluations d’admission des joueurs requérant un traitement dans un centre public de réadaptation en dépendance ont été utilisées. Les joueurs (N = 322) ont été répartis en deux groupes mutuellement exclusifs, soit le groupe Jeu sans TUS (n = 190) et le groupe Jeu avec TUS (n = 132). Il était attendu que les profils sociodémographiques des deux groupes de joueurs pathologiques différeraient et que le groupe Jeu avec TUS présenterait un profil clinique plus sévère que le groupe Jeu sans TUS. Les analyses indiquent que le groupe Jeu avec TUS présente des besoins d’intervention plus importants sur les plans professionnel, judiciaire, psychologique et relationnel, en plus de se distinguer sur le plan sociodémographique. Toutefois, le groupe Jeu sans TUS présente quant à lui des besoins d’intervention plus importants concernant les habitudes de jeux de hasard et d’argent (JHA). Les auteurs discutent des implications de ces différences dans les profils cliniques, en considérant les cibles d’intervention à prioriser.

This study compared the sociodemographic and clinical profiles of pathological gamblers in treatment at a public dependence rehabilitation centre. The gamblers (N = 322) were divided into two mutually exclusive groups based on their entry assessments, which evaluated if they presented with a concurrent substance abuse disorder (SAD) at the onset of treatment. The groups were as follows, Gambling without SAD (n = 190) and Gambling with SAD (n = 132). It was expected that the sociodemographic profiles of the two groups of pathological gamblers would differ, with the Gambling with SAD group presenting a more severe clinical profile than the Gambling without SAD group. Analyses indicate that the Gambling with SAD group has a greater need for professional, legal, psychological and relational intervention, as well as differences on the sociodemographic level. However, the Gambling without SAD group has a greater need for intervention concerning their gambling and gaming habits,. The implication of these differences in the clinical profiles is discussed in relation to the intervention targets to prioritize.

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Published

2018-09-27

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Original Article